Bombay Sapphire

Distillerie de Gin

Bombay Sapphire : une bombe de gin !
A une petite centaine de kilomètres de Londres, niché en pleine campagne du bucolique et verdoyant Hampshire, Laverstoke Mill était autrefois une fabrique de papier qui, 250 ans durant, a produit les billets de banque pour l’Empire britannique. Aujourd’hui rénovée en 2010 par Bombay Sapphire, l’ancienne papeterie muée en une authentique distillerie ultramoderne parmi les plus éco-responsable du monde produit bon-an mal-an quatre millions de caisses de gin Bombay Sapphire.

Tout le monde connaît la célèbre bouteille turquoise azurée. Une réussite qui va de pair avec la notoriété du gin en général, qui accuse cette année encore une augmentation significative de plus de 18% des ventes. D’origine hollandaise puis anglaise, le gin est un spiritueux préparé à partir d’alcool neutre aromatisé de baies de genièvre et complété d’épices, d’herbes et d’aromates. Si la recette originale de Bombay avec ses sept ingrédients –genièvre, amandes, angélique, cassier, iris, citron coriandre et réglisse– remonte à 1761, c’est un américain qui, en 1959, reprend la commercialisation sous le nom de Bombay Dry Gin. Las, les années 80 voit son déclin et le désamour du public pour cet alcool… La renaissance vient de Miami où est installé le charentais Michel Roux expert en vodkas. Dès 1986, celui-ci modifie la recette en ajoutant des graines de paradis aux séduisants senteurs d’orange et de gingembre et également des baies de cubèbe laissant une finale fraîche et poivré en bouche. Surfant sur la mode nostalgique de la folie des grandeurs des acteurs américains des années 20 : Douglas Fairbanks offrant un saphir bleu de 182 carats à Mary Pickford, il colore la bouteille en un bleu étincelant et renomme le produit « Bombay Sapphire ». Engouement immédiat ! Attiré par le visuel, les clients adorent la connotation précieuse et le goût raffiné de ce gin premium, non seulement aux États-Unis, mais aussi en France. D’autant que dès 2011, la recette initiale améliorée par l’ajout de citronnelle et de poivre noir vient endiguer quelque peu le sucré du tonic, la boisson gazeuse qui accompagne généralement le gin (85% du gin se mondial se consomme en effet avec cette boisson effervescente).

Le « Star of Bombay » qui voit le jour en 2015 titre non pas 42°… mais 47,5 degrés et s’enrichit de quatre composants de plus dont l’ambreta et la bergamote de Calabre. En 2019, alors que le gin s’impose comme le spiritueux le plus en vogue du moment, le leader Bombay Sapphire vient encore dynamiser le marché en dévoilant un nouveau produit sur le segment des gin premium : la toute première édition limitée de la marque « Jardin Anglais ». Réitérant la recette traditionnelle, elle met maintenant à l’honneur les noisettes torréfiées, la menthe pouliot et le cynorhodon (fruit du rosier) soigneusement collectés au cœur de la campagne anglaise, et plus particulièrement dans les magnifiques jardins même de la distillerie à Laverstoke. Cet assemblage prônant les circuits courts et mis à l’honneur dans une bouteille au packaging fleuri propose un gin frais et léger sublimant les cocktails toujours plus toniques ainsi du cocktail signature « Jardin Anglais Secret » agrémenté de pomme, gingembre et citron.

La distillerie au cœur du Hampshire
Actuellement, pour découvrir l »insolite de l’ancienne papeterie de Lavestoke, 100.000 visiteurs l’an convergent vers ce coin du Hampshire méconnu. Sam Carter, le jovial ambassadeur de la marque fait admirer la superbe structure moderne de verre et d’acier que l’on a désormais adjoint à l’ensemble de briques des bâtiments victoriens et géorgiens d’origine. Conçue par Heatherwick Studios, elle abrite une superbe serre botanique où prospèrent graines de paradis, baies de cubèbe, coriandre iris ou citronnelle, autant de plantes à l’origine de l’élaboration de l’emblématique gin. La distillation concernant la base de blé se tient dans l’India House où se trouvent les alambics de cuivre Carter Head à 80°C de température.

Un danger d’explosion latent
Les différentes botaniques que l’on adjoint sont placées sur un plateau en métal, puis intégrées dans l’alambic. La jolie Anne Brock, la « Master Distiller », une sommité dans le monde du gin, guide la visite. A la tête d’une équipe de 16 personnes, elle veille 24/24h sur le process complexe et précis qui produit le Bombay. Avec le système de distillation continue composé de deux alambics (comme le Cognac), les vapeurs de la distillation passent par les plates-formes en métal qui, tour à tour, confèrent leurs différents arômes au gin. L’alcool se repose ensuite deux jours durant. Distillé, le gin passe sous les fourches caudines du laboratoire qui analysent les différents cuves. Chacune d’entre-elles contiennent 100.000 litres de gin à 80 degrés. A cette étape, pas de photos, le danger d’explosion est latent…

Un engagement écologique fort
En Europe, un gin titre au minimum 37,5 degrés. Du coup, pour atteindre les 40 degrés du Bombay Sapphire classique, il faut le diluer peu à peu en cuves. L’eau provenant de Glasgow étant moins calcaire que celle du sud du Royaume-Uni, on transporte donc des citernes de gin « brut » (700 km!!!) vers la ville écossaise, lieu de l’étape ultime, ainsi que de la mise en bouteilles. Durant toute cette fabrication, l’écologie est ensuite à l’honneur. Sam Carter insiste : Bombay Sapphire serait l’une des distilleries les plus éco-responsables du monde. L’entreprise utilise des turbines hydrauliques pour produire de l’électricité, les déchets sont recyclés à 100%, les botaniques sont le plus possible en circuit court et stockées dans le moins de cartons et de plastiques possibles, des contrats de confiance en partenariat avec les producteurs pour un développement durable et constant en faveur d’une qualité optimum sont passés, les pailles plastiques sont prohibées et les employés vivement encouragés à venir au travail à vélo ou en covoiturage !

Ivano Tonutti, Maître Botaniste de « Bombay Sapphire », déclare : « J’ai le monde pour sélectionner les meilleures plantes de notre gin mais souvent les meilleurs ingrédients se trouvent juste à notre porte ! Ainsi, du « Jardin Anglais » qui procède d’accents floraux typiquement britanniques, et plus particulièrement en droite ligne du Hampshire 100% écologique reste cependant un vœu pieux, quand on fait remarquer à Sam Carter que les camions citernes effectuent 700 km chaque jour… Il balaye l’argument d’un sourire et affirme, très British : « qualité oblige ! »

Marie-José Colombani

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